Une micro-aventure à l’énergie et à la frontale, guidée par un spécialiste, dans un fragment du célèbre réseau Félix-Trombe auquel des spéléologues du monde entier viennent se mesurer. Une journée au calme, loin, bien loin des soucis de la surface. Une progression lente et physique qui s’inscrit dans le plus long réseau souterrain de France. Une porte ouverte sur le silence, l’obscurité, les chauves-souris, le vide… et soi.
L’Aventuromètre
Pour explorer une partie du célèbre réseau Félix-Trombe auquel des spéléologues du monde entier viennent se frotter. Pour côtoyer les chauves-souris et flotter dans l’obscurité au-dessus d’un gouffre de 80 mètres.
Sous terre, au coeur de la vallée pyrénéenne d’Arbas dans le Comminges, entre le gouffre des Pyrénois et la grotte de Pène-Blanque.
En mai, quand on peut quitter le soleil pour trouver quelques heures plus tard, à son retour à la surface, le vent et la pluie.
Équipés de chaussures de randonnée légère (le reste du matériel est fourni) d’un élastique, et d’un casse-croûte généreux (vous en aurez bien besoin pour reprendre des forces).
Laurent Maffre, spéléologue aguerri et fin connaisseur du réseau Félix-Trombe, à l’humour encourageant.
FELIX-TROMBE, spéléologue
Cette expérience qui en met plein la vue et les mollets est l’occasion de découvrir un Haut-Garonnais illustre : Félix Trombe.
Ce dernier a donné son nom au réseau souterrain de 117 km et 57 entrées, reconnu comme le plus grand de France, dans lequel s’inscrit cette micro-aventure.
Né à Nogent en 1906, Trombe a grandi à Ganties, à 25 kilomètres de Martres-Tolosane. Son père y fut maire jusqu’en 1950, et directeur des thermes. S’il ne fut pas le découvreur des premières cavités (explorées dès les années 1880) il demeure le principal artisan de sa compréhension et de l’étude de ses boyaux au sein de la commission spéléo du CNRS.
Car non content d’être un grand spéléologue, il était un grand scientifique. Spécialiste des terres rares avant la Deuxième Guerre Mondiale, il orienta ses études vers la production de chaleur par le truchement de miroirs paraboliques. Ces études déboucheront dans les années 1960 sur la construction à Odeillo, en Cerdagne, du plus grand et du plus puissant four solaire du monde, toujours propriété du CNRS, et toujours en activité.